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Les refuges à insectes

Jeudi 3 septembre 2009

Connaissez-vous ce petit village nature de haute-saône? Autrey-le-Vay est une petite commune qui, malgré ces 50 habitants, agit activemment pour la préservation de son environnement local.


Depuis la venue du nouveau maire de la commune (Charles GRANET) et la naissance d'une commission "environnement" au sein du village, plusieurs opérations furent mises en place cette année. Une étude fut d'ailleurs réalisée par nos soins pour favoriser le potentiel en biodiversité de cette commune, tout en la rendant acceuillante. Accotements, sentiers, ruisseau, (...), tout y est passé en revue.


Mais nous ne nous sommes pas arrêté à cette étude puisque fut installé un hôtel à insectes à l'entrée du village. N'est ce pas joli? Je vous conseille donc de vous arrêter à Autrey-le-Vay.

LEVRET Sébastien.
Par Jardinage-entomologique
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Dimanche 25 janvier 2009

Dans toute la variété des habitats recherchés par les insectes, il en est de particulièrement luxueux, auxquels on ne pense pas toujours.

En me promenant ce matin dans le jardin à la recherche des abris à insectes naturels et de leurs habitants, je m'arrêtais quelques instant sur ces coquilles d'escargots qui jonchaient le sol.



Vu comme ça, rien de très particulièrement affriolant, mais à la réflexion, il m'a semblé qu'on pourrait y faire quelques trouvailles. Retour au laboratoire avec mes trois coquilles vides :



Tout d'abord le contenu : en général de la terre, des morceaux de feuilles désagrégés, un bout de racine qui s'était perdu par là, .... et de très nombreux cocons ouverts, signes du passage de plusieurs insectes dans le quartier.



Et surprise, un petit animal minuscule, moins de 2 mm de long,  que j'ai eu toutes les peines du monde à attrapper, car il sautait de 4 à 6 cm de haut dès que j'essayais de le capturer. J'ai réussi à lui photographier le portrait en grossissement 10 de mon microscope. Vu la taille, la tête peu expressive, et surtout la présence d'une Furca  à l'extrêmité de l'abdomen, je pencherais pour un collembole, ressemblant un peu à Isotoma viridis. J'étais un peu surpris, je pensais que ces bestioles hivernaient plutôt sous la terre, mais après vérification, ils peuvent être inféodés à la zone de litière, ce qui correspondrait assez bien. A noter que les collemboles ne sont pas des insectes, mais des hexapodes, plus archaïques.


Pour info, la furca est un petit apendice plus ou moins pointu qui se trouve à l'extrêmité postérieure de l'animal, repliée sous lui. En cas de besoin, des muscles libèrent cette catapulte qui projette illico le collembole loin de son prédateur. Assez rigolo à expérimenter, ça a l'air efficace. La furca est la zone blanchâtre que l'on distingue au milieu de la photo, elle est repliée ici.




Et si vous croyez qu'une coquille d'escargot est un endroit trop vulgaire pour s'y loger, je vous invite à comparer votre chez vous à ce superbe duplex en pente douce, avec colonne centrale, incluant un large balcon à l'avant, avec des combles très agréables en hiver.


Et si vous croyez aussi que ce serait vraiment un hasard de trouver de telles coquilles d'escargot bien placées dans l'immensité d'un jardin (je parle pour le collembole moyen), voici une photo prise dans le bassin parisien, en  pleine zone industrielle.



Bon, je m'excuse pour les photos cette fois ci, j'admets que ce n'est pas parfait, je ferai mieux la prochaine fois.


Michel BOCQUET








Par Jardinage-entomologique
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Mardi 18 novembre 2008

De nombreux auxiliaires recherchent des abris pour passer l’hiver (rameaux de plantes, écorces et cavités d’arbres, mousses épaisses,…). S’ils ne les trouvent pas dans le jardin, la plupart d’entre eux vont mourir lorsque arriveront les premières fortes pluies, le froid, le gel ou la neige.


Sous quelle forme hivernent-ils ?

 

Selon les espèces, les animaux hivernent sous leur forme adulte en état de vie ralentie (coccinelle, certains papillons,…), sous forme de chrisalides (nombreux papillons), de chenilles ou larves enterrées (cétoine,...), d’œufs déposés sur les plantes (pucerons,…) ou dans des cocons (araignées,…). Les adultes hivernants comme le Citron (…) sont parmi les plus vulnérables.


Chacun sa place.

 Pour échapper au froid, certains insectes comme la coccinelle ou encore la chrysope (voir photographie ci-dessous) essaient d’entrer dans les maisons en automne, attirées par la chaleur. D’ailleurs, il n’est pas rare d’en rencontrer sur les fenêtres.

Mais les conditions de vie à l’intérieur de la maison (chaleur, faible hygrométrie, perturbations sonores,…) ne leur  laissent guère de chance de survivre.


C’est pourquoi l’installation de refuges vise combler le déficit en abris naturels du jardin, notamment dans un petit espace et en ville. Elle permet de sauver une partie importante des populations d’auxiliaires qui seront ainsi plus nombreux au printemps suivant, pour lutter contre les premiers ravageurs (pucerons, chenilles,…)


 
Ne pas affamer les auxiliaires !

Pour maintenir une population d’auxiliaires suffisante, il faut savoir leur offrir à manger. Evidemment larves de coccinelle, syrphe ou encore de chrysope doivent régulièrement trouver des pucerons, petits acariens, faute de quoi elles mourront et les adultes quitteront votre jardin.

Cela devrait vous conduire à devenir beaucoup plus tolérant et à accepter la présence de petites populations de ravageurs lorsque les plantes cultivées ne sont pas menacées.

 

 Pour d’éventuelles informations sur la conception de refuges à insectes, n’hésitez pas à nous contacter par email : slevret@yahoo.fr

 

 




Par Jardinage-entomologique
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Lundi 3 novembre 2008
"J'ai acheté trois abri à insectes en septembre, et à ce jour, j'ai l'impression que seul l'un d'entre eux s'est peuplé ! Pourquoi ? comment faire ?"


Tout d'abord deux point préliminaires :

- la patience est d'or : si certains abris, bien situés, se peuplent en quelques semaines, d'autres mettent plus de temps à se remplir, on considère d'expérience qu'un refuge neuf est assez peu attractif, il est nécessaire de le laisser vieillir un peu aux intempéries pour qu'il acquiert, comme un bon vin, une patine propice au peuplement.

- êtes vous sûr qu'il n'y a pas d'insectes ? il est fréquent que les insectes ne soient pas visibles, mais que leurs traces le soient parfaitement, en particulier des déjections au fond de l'abri, ou dans les trous mis en place. L'utilisation des abris par les insectes est variable, certains l'utilisent comme refuge de nuit, d'autre y trouve un refuge très temporaire, d'autres s'y installent et pondent à l'intérieur, les premiers stades sont parfois très petits et peu visibles.

Il y a aussi des cas où le refuge reste vide très longtemps, plusieurs mois par exemple, on peut alors se poser des questions sur son positionnement, voici quelques considérations pour faciliter le peuplement :

- les corridors biologiques : essayez de placer votre refuge dans un endroit pas trop éloigné des zones naturelles dans un premier temps, vous serez ainsi sur leurs lieux de passage, de visite habituelle, et cela facilitera le peuplement. Un mauvais exemple ci dessous, le refuge est placé sur un rebord de fenêtre, proche d'un escalier, avec de la lumière une partie de la nuit.



- le site peu tranquille : éviter les dérangements trop fréquents de l'abri, les espèces qui l'auraient élu risquant de le déserter si elles se sentent en insécurité, laissez le tranquille le plus possible, placez le dans un endroit tranquille, pas trop près des zones de jeu, du passage des voitures, de la lumière artificielle, etc.

- orientation et positionnement du refuge : une orientation face au vent, n'est pas souhaitable, car l'abri ne joue pas son rôle brise vent, prévoyez de mettre le "dos" de l'abri vers le vent dominant. Attention à l'inclinaison du refuge, essayez de le mettre de niveau si possible, ou avec une petite inclinaison vers l'avant permettant l'évacuation éventuelle de l'eau de pluie en cas de pluie sur la face avant. Le soleil direct sur l'entrée n'est pas forcément à rechercher, car il a tendance à assécher le site, même si les insectes ont tendance à préférer la chaleur, car leur corps est sensible à la température extérieure. ne pas le placer trop bas sur le sol, ni trop haut, en général un abri entre un et deux mètre de hauteur a toutes les chances de se peupler.



- tenez compte de la saison : chaque saison donne au refuge son propre intérêt, en hiver, il permet la survie des formes hivernantes, mais il doit être tranquille et douillet, au printemps, il doit pouvoir accueillir des pontes, voir des petites colonies d'hyménoptères, en été, il est un site de développement ou de refuge par rapport aux prédateurs, et l'automne est un moment favorable pour les espèces qui recherchent un site d'hivernage.


Nous manquons encore cruellement d'expérience en ce domaine, plusieurs expérimentations sont en cours sur nos refuges, afin de mieux comprendre l'intérêt de chaque forme et chaque substrat en fonction des saisons, n'hésitez pas à nous faire part de vos observations à ce sujet, nous attendons vos commentaires et remarques.

Si ça ne marche vraiment pas, il ne vous restera plus qu'à employer les grands moyens :-)




Par Jardinage-entomologique
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Dimanche 28 septembre 2008

Récemment installé au sein de l'école de Mignavillers (Haute-saône), cet hôtel à insectes est aujourd'hui prêt à accueillir une panoplie espèces pour l'hiver.


Ci-dessous, voici les élèves de CE1 de l'école primaire de Mignavillers, disposés en chaîne humaine et parés à créer le fameux hôtel à insectes. Dans le cadre d'un projet biodiversité à l'école, les enfants ont pu découvrir le fabuleux monde des insectes avec la présence d'un entomologiste.


Pour acceuillir divers espèces, il nous a fallu proposer une grande diversité de matériaux (pierres, bois de Charme, rammeaux de Renouée du Japon,...). Ces derniers ont évidemment été récupérés aux alentours, car pour favoriser des insectes locaux il faut en partie leur proposer des matières qu'ils peuvent trouver localemment!


Les matériaux commençent à être installées dans l'armature de l'hôtel. Ce dernier à été fabriqué en bois d'Epicea et simplement lasuré sur le toit pour lutter contre les intempéries. Mais attention ne faudrait-il pas tomber dans le piège de tout lasurer? Les traitements du bois peuvent limiter la venue de certains insectes. Essayons tout de même de rester le plus naturel possible!
Les dalles de calcaire ont soigneusement été auparavant disposées, favorables notamment aux coccinelles. C'est au tour des rammeaux de Renouée qui au printemps seront à disposition de nombreux hyménoptères comme l'Abeille charpentière.


Cette fois ci, c'est au tour des bûches de bois à être installées, favorables aux insectes xylophages (qui se nourrisent de bois).


Petite astuce de jardinier : récupupérez de vieux pots en terre cuite insérez y un peu de paille et celà fera l'affaire pour acceuillir diverses espèces de Bourdons. Ces derniers sont très utiles dans le jardin, notamment pour la fécondation de vos plantes!


Dernières petites vérifications notamment du refuge à Forticule (ou Pince-oreille) constitué d'un simple compartiment fermé auquel nous lui avons perçé des trous (de 12mm de diamètre).



Et voilà le travail! L'installation des matériaux nous aura quand même pris une bonne heure sans oublier une journée entière pour la création de l'armature.



Un grand merci aux enfants et à la maitresse de l'école primaire de Mignavillers et bonne colonisation!





Par Jardinage-entomologique
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Lundi 1 septembre 2008
Voici une petite vidéo expliquant simplement, pas à pas, la fabrication d'un refuge à insectes adapté à un pot de fleurs ou une jardinière déposée sur un balcon.

Le principe est de fabriquer le refuge, et le déposer dans un pot contenant un mélange floral que l'on trouve dans les jardineries... un jeu d'enfant

Voici le film démonstratif, avec comme acteur principal, Julien, et comme meilleur rôle féminin, Sophie, merci à eux.

Michel BOCQUET

Par Jardinage-entomologique
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Vendredi 8 août 2008

Ce petit gîte est installé depuis près de 20 jours chez un jardinier amateur, amoureux du jardinage biologique. Il l’a disposé sur le tuteur d’un pêcher à 1 mètre du sol.

Depuis son installation, le refuge a commencé à s’imprégner de l’« odeur » des lieux. Exposé à la chaleur, aux intempéries, le refuge doit évoluer naturellement.


 

Qu'y-a-t-il à l’intérieur ? Ce refuge est muni d’un toit ouvrant pour faciliter les observations. Mais attention, un refuge trop longtemps ou trop souvent ouvert perd son efficacité !



 

Le jardinier a eu l’ingénieuse idée de mettre des fragments de branches d’arbres à l’intérieur pour y faciliter la venue de certains insectes. Mais lesquels ?

 

Apparemment il doit y avoir du monde ! Une première espèce est visible : le forficule (Forficula auricularia), appelé plus communément le perce-oreille. 8 individus ont été observés et se partagent le gîte. Pour la lutte biologique contre les pucerons, la forticule se nourrit de pucerons, d'araignées rouges, de larves et d'oeufs d'insectes. Elle est donc d'une grande utilité pour le jardinier. Les forficules ont une activité principalement nocturne et se cachent dans le gîte pour y dormir dans la journée.

 

N’oublions pas d’autres insectes qui peuvent avoir une activité de journée et qui viendraient se réfugier pour la nuit. En effet, on retrouve bon nombre de petits excréments au fond du gîte.

 

Les forticules cohabitent apparemment bien avec une autre prédatrice de la famille des arachnides. Une petite araignée s’est en effet postée à l’une des entrée du refuge à l’affût de ses proies.

 

Mais où sont nos amies les coccinelles ? Et bien il est évident que vous n’en trouverez pas encore dans votre refuge. La raison est simple, les coccinelles sont à cette période encore à l’extérieur en train de satisfaire leurs besoins vitaux (se reproduire, se nourrir,…). Lorsqu'arriveront les premiers froids d’automne, vous allez sûrement en voir venir se réfugier pour passer l’hiver à l’abri.

 

Conclusion : Ce gîte conçu au départ pour les coccinelles peut accueillir une multitude d’insectes durant des périodes très variées. Ce gîte sera fonctionnel pour les coccinelles au début de l’automne et durant tout l’hiver, et dès le printemps il pourra accueillir d’autres auxiliaires comme ceux vus précédemment.

Vous pouvez le fabriquer aisément par vous même avec un matériel rudimentaire, quelques planches et une perçeuse. Si vous souhaitez vous en procurer, nous en disposons de quelques exemplaires : jardinage-entomologique@hotmail.fr

Sébastien LEVRET

Par Jardinage-entomologique
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Samedi 19 juillet 2008

Juste un mot pour présenter le nouvel album photo sur les refuges à insectes. Ces refuges permettent à différentes espèces de trouver un abri, un gite ou une aire de repos sur un territoire, ce qui facilite son maintien. Voici à titre d'exemples, quelques refuges que nous avons mis au point et fabriqués ces derniers temps. Nous y reviendrons prochainement pour vous présenter en détail leur intérêt.


Ci dessus, voici le plus petit refuge, en tiges de renouées du Japon, de diamètres variés, spécialement adapté aux jardinières.

Encore des petits refuges, mais de conception plus élaborée, pour divers insectes solitaires ou sociaux. Ils se posent sur un rebord de mur ou de fenêtre ou s'accrochent à un support.


Voici un refuge de type meuble de jardin, un peu plus gros que les précédents, il fait partie intégrante du jardin et propose une gamme diversifiée de milieux. Il est adapté aux jardins de particuliers ou jardins collectifs, ou encore dans des espaces verts, accompagné ou non d'un panneau d'informations.


Voici enfin le refuge de type "hotel à insectes, avec une grande variété de milieux et un meuble solidement ancré au sol ou sur un mûr, afin d'assurer une bonne sécurité des personnes qui viennent le visiter. Il s'agit d'un aménagement plus lourd, nécessitant une installation. Particulièrement adapté aux écoles et espaces verts.

Michel BOCQUET
Par Jardinage-entomologique
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