Mercredi 3 juin 2009
Aujourd'hui une cicadelle championne du saut en hauteur, qui s'échappe à près de un mètre en un bond magistral lorsqu'on la dérange.  Autre caractéristique surprenante : sa larve produit de la bave de coucou (aussi appelée crachat de coucou, écume printanière, etc), en injectant de l'air dans ses déjections, ce qui la protège des prédateurs trop délicats (beurk !) et maintien l'humidité dans son lit douillet.


Voici une autre vue de la cicadelle, dérangée de ses bulles


Et voici cercopis sanguinolenta, le cercope sanguinolent, qui se trouvait à proximité de ladite bave de coucou, dans une prairie assez diversifiée de l'avant pays savoyard. Je ne m'aventurerai tout de même pas à certifier l'espèce de la larve noyée dans sa bave de coucou.



Michel BOCQUET
Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Jardinage
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Jeudi 21 mai 2009
La meilleur façon de faire de l'entomologie est peut-être de prévoir un pique-nique à l'extérieur ou un barbecue.

Voici venir au beau milieu de la nappe, un petit coléoptère ressemblant de loin à une coccinelle en noir et blanc. Après vérification, il semble s'agir de Attagenus punctatus.


On trouve peu d'infos sur ce petit coleoptère de la famille des dermestidae, mais parmi ses cousins de la même famille, on trouve aussi des habitués de la maison, qui se nourrissent des acariens des tapis, voire se délectent des tissus.
Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Jardin citadin
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Dimanche 17 mai 2009

Certaines mouches ont opté, sans doute pour se garantir une certaine tranquilité, pour un mimétisme avec les abeilles. On peut les trouver ensemble sur de nombreuses fleurs en ce moment.



Comment les reconnaître ?

- une trompe pour les mouches, une langue fine pour les abeilles
- deux aile (diptère) assez écartées pour les mouces, deux paires chez les abeille
- un bourdonnement assez différent, mais difficile à expliquer ici.
- une taille asses massive pour les mouches, taille plus ou moins fine (taille de guêpe) pour les abeilles.
- gros yeux plus globuleux chez la mouche que chez l'abeille
- pelotes de pollen ou pollen sous l'insecte chez les abeilles (attention, ce n'est pas systématique), pas de pollen visible pour les mouches.


Michel BOCQUET

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Nature et Eco-citoyen
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Lundi 27 avril 2009

Celà fait depuis une semaine que nous observons l'incroyable activité de nos amis les insectes pollinisateurs. C'est en visitant une bûche percée, intallée dans une massif de fleurs, à environ 50 centimètre du sol, que les premiers locataires sont venus s'y installer.


A l'intérieur des cavités de la bûche percée (diamètre de 8 centimètres) sont construites des cellules qui renferment un bloc de pollen sur lequel se développe une larve.
De plus cette présence est confirmée par un petit bouchon d'argile malaxé avec de la salive.


C'est la particularité de l'Osmie tridentée (Osmia tridentata), une petite abeille solitaire. La femelle pond des oeufs fécondés (qui donneront des femelles) au fond de la cavité et des oeufs non fécondés (mâles) près de la sortie.
La raison est telle que les mâles se développant plus vite que les femelles, laissent la voie libre à leurs soeurs quand celles-ci quiteront le nid à leur tour.

                       
                                                                                                                                       LEVRET Sébastien.

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : La nature nous surprend
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Mercredi 8 avril 2009

Ils nous posent bien des problèmes sur les fleurs, et pourtant leur biologie est fascinante. Voici les premiers thrips du printemps, ils ont investi une fleur de renoncule, en petites masses grouillantes. Dès que l'on approche ils se dispersent et fuient en tous sens.

Les trips sont d'étonnants insectes : reproduction parthénogénétique, consommation des sucs de la plante dont ils digèrent les cellules, utilisation du nectar et du pollen, comme les pollinisateurs. Je vous invite à visiter une description intéressante de leur biologie sur ce site http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin2/voirRavageur.do?idMaladie=37


Les thrips illustrent bien l'intérêt de jardinage entomologique, on peut très bien vivre avec, il suffit d'avoir bien lu l'une des dernières phrases du site québéquois :
"Les thrips ont de nombreux ennemis naturels : coccinelles, chrysopes, araignées, guêpes prédatrices et parasites, anthocorides (punaises prédatrices), etc. Encourager leur présence en cultivant une grande diversité de plantes et en évitant d’utiliser des pesticides."

Conclusion : flore diversifiée, abris à insectes, peu de pesticides....

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Jardinage
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