Mardi 24 février 2009
C'est une matinée ensoleillée que nous avons rencontré un drôle d'insecte noir. Il est fortement bombé, pratiquement sphérique et le bout de ses pattes se finissent par de longues tarses dilatés.


C'est le crache sang (Timarcha tenebricosa), une espèce de la famille des Chrysomélidés qui est normalement difficile à observer dû fait de son régime nocturne.

Mais d'où vient cet étrange nom? On le nomme ainsi pour son habitude à laisser échapper une goutte de liquide rouge lorsqu'il est dérangé, sans doute pour dissuader de potentiels prédateurs.

Il se nourri d'un seul type de plante, le gaillet (genre Gallium) que l'on retrouve assez facilement dans les endroits secs.



En revanche, cet insecte est très sensible aux perturbations de son milieu: si le gaillet disparait, le crache sang aussi!

A noter que cet insecte n'est pas dangereux du tout!
Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes
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Lundi 23 février 2009

Suite à plusieurs de vos demandes, sur les ouvrages intéressants pour reconnaître les insectes du jardin, voici deux ouvrages simples, qui permettront d'acquérir quelques bases sur les insectes et arthropodes.

Le "Chinery" ! ou plutôt l'ouvrage "Insectes de France et d'Europe occidentale" de Michael Chinery. C'est celui qu'il vous faut pour reconnaître la plupart des insectes que vous allez cotoyer. Après une très brève introduction sur les insectes, on trouve une clé générale de détermination, puis on passe directement aux fiches ordres, sous ordres, voire genres, avec une organisation générale réservant une page d'illustrations (très bien faites) pour une page de textes. Il permet de s'y retrouver et d'approcher pratiquement à tous les coups l'espèces recherchée, par l'intermédiaire des images. Bien sûr pour les cas litigieux, c'est plus difficile. La contrepartie du grand nombre d'espèces décrites est la faiblesse des informations sur chaque espèce, mais alors, il faut d'autres ouvrages pour cela, nous vous en reparlerons.




Un autre ouvrage très bien fait, Insectes, de Georges McGavin, édité chez Larousse. Cet ouvrage est un peu différent du précédent, il s'adresse à vous si vous cherchez à mieux comprendre et connaître les insectes en général, il est cependant moins pratique pour le terrain, on n'y trouve pas toujours les espèces familières.


Par contre les illustrations sont très bien faites, et certaines photos extraordinaires. L'introduction est beaucoup plus longue et fait un véritable effort pédagogique avec beaucoup de photos illustrant le propos de l'auteur. De même il y a plusieurs clés de détermination, une pour les principaux ordres.

Le texte et les photos sont intimement liés, et les explications sont plus larges. Cependant, peu d'espèces sont décrites, et parfois des espèces plutôt exotiques, ce qui donne des illustrations superbes pour certaines espèces, mais rend le livre moins concret lorsqu'il s'agit de trouver des insectes communs du jardin. 

 

Vous avez bien compris que ces deux ouvrages se complètent, et que serez sûrement amenés à les acheter tous les deux. Si votre budget et limité, il s'agit de livres qui ont eu un grand succès en librairie, et que vous les trouverez sur ebay ou sur amazon par exemple à prix réduit.

Nous avons créé pour l'occasion une nouvelle catégorie "documents", que nous compléterons avec quelques ouvrages plus spécialisés si cela vous intéresse. N'hésitez pas à nous donner votre avis, soit sur les ouvrages présentés eux même, soit sur d'autres ouvrages qui valent le coup d'être commentés.

Michel BOCQUET

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : documents
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Lundi 9 février 2009
Le grand capricorne, Cerambyx cerdo, l'un des plus grands coléoptères d'Europe, nous propose toute la majesté de ses interminables antennes, et de sa démarche imperturbable.

Il s'étale tranquillement sur les marches entre un ruisseau de la Drôme provençale et un petit parc au bord d'une route pittoresque, en plein dans le village, face à l'auberge de Trente Pas.

Juste une particularité, qui en dit long sur la fragilité de nos écosystèmes et de la biodiversité : La durée du développement larvaire est de 31 mois, Peu de jours après la ponte, l'oeuf se transforme en larve qui reste une année complète dans l'écorce d'un arbre. Une année complètre est encore nécessaire à la larve pour poursuivre son cycle dans des galeries sinueuses qu'elle creuse à l'intérieur du bois. Une fois adulte, elle attend tranquillement tout un hiver avant de sortir pour les vols de fécondation. Passer trois ans ainsi dans un arbre, sans crise majeure (froid, chaleur, bruit de fond pesticide, maladies,etc...) relève aujourd'hui d'un véritable défi.

Notez la coloration rougeâtre à l'extrêmité des élytres.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur sa biologie, consultez directement le site de l'OPIE, qui est très documenté
http://www.inra.fr/opie-insectes/observatoire/coleos/cerambyx/ccerdo3.htm


Michel BOCQUET
Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Papillons et insectes
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Dimanche 8 février 2009
Les ocelles des insectes sont trois petits yeux que l'on trouve sur le sommet de leur tête, en forme de minuscules mamelons. Ces yeux ont longtemps intrigué les chercheurs. On s'est vite aperçu qu'ils ne servaient pas à "voir" distinctement comme de véritables yeux. Mais alors quelle est leur fonction ?

On ne connait pas tout à leur sujet, mais il semble que leur fonction principale soit de capter l'intensité de la lumière. Pourquoi ? Pour reconnaître les zones claires et obscures, par exemple, mais surtout pour distinguer les jours longs et les jours courts, ce qui permet d'adapter la production d'hormones à la période de la saison par exemple. C'est ainsi que les insectes sont plus habiles que nous pour détecter les augmentations de durée du jour, comme en ce moment.

Il semble aussi que les ocelles soient capables de détecter de façon précise les mouvements rapides, ce qui est particulièrement utile au cours d'un vol, ou en cas d'attaque d'un prédateur. C'est ainsi que les insectes peuvent stabiliser leur vol de façon aussi précise.



Et encore,  sommes nous sans doute encore loin de tout connaître des fonctions de ces petits yeux...


Michel BOCQUET







Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Insolite - Communauté : La nature et ses secrets
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Jeudi 29 janvier 2009

Le fameux gendarme, Pyrrhocoris apterus, appelé aussi le suisse, ou le cherche-midi


 

On se rit souvent de le voir toujours en binôme, comme le règlement le stipule, en position bête à deux têtes,  mais savez vous pourquoi ? On le voit souvent en train de copuler car cette activité dure particulièrement longtemps chez lui, parfois plusieurs dizaines d'heures.

Si vous voulez les voir, approchez vous d'un tilleul, Les gendarmes adorent "casser la graine" sous les tilleuls : la voici justement (la graine) :


Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Insectes et plantes - Communauté : Jardin citadin
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